Mathilde

Catulle et Lesbie - une folle histoire d'amour ?

Catulle, poète illustre du Ier siècle avant Jésus Christ, voit le jour en 84 avant notre ère. Originaire de Gaule cisalpine, il quitte sa terre natale pour rejoindre la capitale romaine à l’âge de seize ans. Là, il partage son temps entre l’écriture et les banquets, lors desquels il déclame ses poèmes à ses amis, les poeta novi. Sa vie, en somme, est celle d’un noble nanti parmi d’autres, jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre de Claudia. Entre amour et haine, il entame avec elle une relation tumultueuse, et fait l’expérience de sentiments dont, jusqu’alors, il avait été épargné. Sa souffrance a donné lieu à de véritables chefs-d’œuvre, notamment le poème 51, qui inspirera nombre d’amoureux après lui.

Caligula : empereur fou ?

Né en l’an 12 de notre ère, Caligula fut empereur de 37 à 41. Son règne n’aura duré que quatre ans et pourtant, il aura marqué l’histoire, tant par ses lubies fantasques que par l’excentricité de son personnage. Ses extravagances, sur le long terme, lui auront valu de rejoindre le cercle très fermé des empereurs fous, aux côtés de Néron et Commode. Toutefois, on peut s’interroger sur le bien-fondé de

Renverser un empire avec 600 hommes : Fernand Cortez et la conquête du Mexique.

Lorsque deux peuples s’opposent dans un conflit armé au Moyen Âge et aux Temps modernes, le vainqueur est généralement celui qui dispose de la meilleure stratégie. Hormis l’avantage tactique, il arrive parfois que des éléments extérieurs, sur lesquels les belligérants n’ont aucune emprise, fassent pencher la balance dans un camp ou dans l’autre. La conquête du Mexique par Fernand Cortez en est un bon exemple.

26 morts à Amsterdam à cause du « jeu de l’anguille » !

« Panem et circenses », « du pain et des jeux ». Voilà comment les autorités romaines espéraient maintenir l’ordre dans le peuple. Cette formule traduit en trois mots tout un état d’esprit, qui a fait ses preuves des siècles durant. Deux mille ans plus tard, certains dirigeants continuent de l’appliquer à la lettre. C’était particulièrement vrai au XIXe siècle, où le climat social était tendu partout en Europe. Le moindre incident pouvait avoir des conséquences désastreuses. C’est précisément ce qu’il s’est passé à Amsterdam le 25 juillet 1886.

Romulus, le socle d’une civilisation

Dans l’antiquité, les fondateurs d’empires, les premiers législateurs, les instaurateurs de nouvelles religions prétendaient généralement tirer leur origine des dieux, soit pour donner plus d’autorité à leurs lois et à leurs ordonnances, soit pour se faire respecter davantage de leurs compagnons rustres et mal dégrossis. Ce n’est pas seulement, comme on l’a dit tant de fois, la reconnaissance des peuples qui a peuplé le ciel de leurs héros, de leurs

Persée, triste destin du dernier roi de Macédoine

C’est dans la décadence du royaume de Macédoine, sous les deux derniers successeurs de Philippe ou d’Alexandre, qu’apparaissent le plus significativement les qualités et les défauts des princes quant à leur influence sur la prospérité ou la ruine de leur empire. Quelle différence des uns par rapport aux autres, et par conséquent quel contraste entre la situation de cet État sous Philippe et sous Alexandre et celle où il se

Jugurtha, un fameux «os» pour Rome

La guerre des Romains contre Jugurtha constitue un des plus beaux épisodes de leur histoire. C’est de cette lutte si longue et si acharnée que date la décadence des anciennes mœurs des descendants de Romulus; c’est à partir de là que prend naissance cette rivalité de Marius et de Sylla, qui va entraîner la République à sa ruine. Les péripéties de ce que l’on peut appeler une épopée sont racontées

Charles Martel, sus aux Sarrazins

Lorsque Pépin de Herstal, que l’on appelle aussi Pépin le Jeune, répudie Plectrude, sa femme, il s’attache à une concubine nommée Alpaïde qui lui donne un fils : Charles Martel. À la fin de ses jours, Pépin reprend Plectrude, princesse ambitieuse qui, à la mort de son mari, s’imagine pouvoir reprendre le rôle de Pépin et, malgré les protestations de la cour, elle s’arroge la mairie du palais. Charles Martel

Guillaume le Conquérant dit le bâtard, la réponse d’un Normand à l’Angleterre

La conquête de l’Angleterre par les Normands est l’événement le plus marquant du onzième siècle, si on ne tient pas compte de la première croisade. L’on trouve peu d’exemples, dans l’Histoire ancienne ou moderne, d’une entreprise commencée avec plus d’habileté et de prudence, exécutée avec plus de détermination et aussi de chance. Robert II, duc de Normandie, que l’on a surnommé tantôt le Magnifique, à cause de ses largesses, tantôt