Sergent Stubby: le chien le plus décoré de la Première Guerre mondiale

Sergent Stubby: le chien le plus décoré de la Première Guerre mondiale

Le caporal Robert Coroy n’aurait jamais pu imaginer que son chien, Stubby, puisse devenir un héros au milieu des tranchées de la Première Guerre mondiale. Trouvé sur le campus de l’Université de Yale et amené clandestinement par son maitre en France, ce bâtard deviendra un atout pour tous les soldats qui ont pu le côtoyer et un héros décoré quatorze fois.

Stubby a servi dix-huit mois dans les tranchées du nord de la France, participant à quatre offensives et dix-sept batailles en n’étant blessé qu’une seule fois, prouvant ainsi qu’il méritait son nom signifiant « trapu » ou « courtaud » en anglais.

Stubby a eu son baptême de feu le 5 février 1918 au chemin des dames et, durant toute la bataille, il a été sous les obus allemands, mais n’a jamais défailli. Il retrouvait des blessés dans le no man’s land tout en maintenant le moral des troupes par sa seule présence et les tours de cirques appris par son maitre.

Le mois suivant, la division fut redéployée dans le secteur de Saint-Michel où, un mois plus tard, il est blessé par une grenade allemande. Renvoyé à l’arrière pour se faire soigner, la petite mascotte a pu guérir et, en prime, améliorer le moral des blessés et des troupes revenant du front, où il est reparti peu de temps après sa guérison.

Il a survécu à une attaque au gaz moutarde, qu’il a pu, par après, prévenir grâce à son odorat. Ses compétences ne s’arrêtaient pas là, grâce à son expérience, Stubby pouvait repérer le bruit des obus bien avant que les soldats ne les entendent et ainsi prévenir ses compagnons pour qu’ils se mettent à couvert ou encore entendre les cris des blessés dans la confusion de la bataille pour les équipes de brancardiers. Le petit soldat à quatre pattes doit son grade de sergent à la capture d’un espion allemand qu’il a attaqué dans l’Argonne, après l’avoir entendu parler allemand. Il devient ainsi le premier chien gradé de l’armée des États-Unis.

Une fois de retour aux États-Unis, Stubby devient une célébrité et participe à de nombreux défilés à travers tout le pays. Il meurt de sa belle mort auprès de son maitre, en 1926.

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