L’humour de Pierre François Lacenaire

L'humour de Pierre François Lacenaire

 

François Lacenaire fut un français du XIXe siècle qui devint célèbre dans la presse de l'époque suite à sa personnalité singulière et à son sens de la repartie, transformant son procès en pièce théâtrale où il réclama pour lui-même la peine de mort. Il se définissait d'ailleurs lui-même comme un poète en devenir ! Lacenaire est né à Francheville, Rhône, près de la ville de Lyon dans l'est de la France. Ses parents étaient Jean-Baptiste Lacenaire, un marchand bourgeois, et Marguerite Gaillard. Après avoir terminé ses études avec d'excellents résultats, il rejoint l'armée française, abandonnant finalement en 1829 lors de l'expédition à Morea. Il est alors devenu un et lorsqu'il était en prison, disait prendre cours dans son université criminelle. En prison, Lacenaire a écrit un poème satirique, Pétition d'un voleur à un roi, son voisin. Il a également écrit un article intitulé Les prisons et le régime pénal pour un magazine. Pour l'aider à commettre ses crimes, Lacenaire a recruté deux sbires, Pierre Victor Avril (qu'il avait rencontré en prison) et Hippolyte François. Dans les mois entre le début de son procès pour un double meurtre et son exécution, il a écrit des mémoires, des révélations et des poèmes. Pendant son procès, il a farouchement défendu ses crimes comme une protestation valide contre l'injustice sociale. Il a transformé la procédure judiciaire en un événement théâtral et sa cellule de prison en salon. Il a marqué durablement la société française et plusieurs écrivains comme Balzac et Dostoïevski. 

Condamné à être guillotiné, à l'âge de trente-deux ans, il aurait déclaré avant son exécution, qui était un lundi : La semaine commence mal.

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