polyèdres

Les grandes erreurs de la science : les cinq polyèdres, encore…

En 1596, l’astronome allemand Johannes Kepler, que nous avons brièvement rencontré, il n’a que vingt-cinq ans, publie, chez Georg Gruppenbach, à Tubingen, un Prodromus dissertationum cosmographi-carum, continens mysterium cosmographicum. L’ouvrage est généralement cité sous le titre abrégé de Mystères cosmographiques par les historiens francophones. Voilà encore un de ces ouvrages qui commencent fort bien et …

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Les grandes erreurs de la science : les cinq polyèdres

Cette première erreur de la science va dominer la pensée scientifique et philosophique jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Elle va véritablement bloquer la réflexion. Pourquoi réfléchir à la constitution ultime de la matière si Platon, le divin Platon, a résolu le problème de façon définitive ? Le platonisme est ainsi non pas une étape de l’histoire de la science, mais un retour de l’esprit religieux ou, du moins, du respect de certaines traditions. Quand la science n’avance pas, elle recule. Mais ce n’est pas tout. Platon ne se contente pas de démontrer de manière proprement farfelue qu’il y a et qu’il ne peut y avoir que quatre éléments. Il poursuit sa réflexion. Il sait que les géomètres ont démontré qu’il ne peut exister que cinq polyèdres réguliers, c’est-à-dire cinq figures inscriptibles dans une sphère, formées de faces toutes égales. 

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