Barbarie sous l’Ancien Régime

Barbarie sous l'Ancien Régime

Viol familial et rôti de chevalier

En 1512, des paysans se révoltèrent contre les nobles, tuant certains d’entre eux avec toute leur famille. Ainsi, dans un château fort, ils ligotèrent un chevalier pour qu’il assiste, impuissant, au viol de sa femme et de sa fille avant de les tuer tous les trois, ainsi que ses autres enfants. Pis, ils assassinèrent un autre chevalier, l’embrochèrent et le firent rôtir devant sa femme et ses gosses. 

Têtes clouées

À la fin du XVIe siècle, des expéditions militaires furent menées contre les armées de bandits qui pullulaient en Europe, notamment en Languedoc. Parfois dirigées par des nobles, celles-ci étaient toujours composées de pauvres hères. Lors des massacres dont ils étaient victimes, leurs têtes étaient clouées aux portes des villes. 

Un petit creux

En 1522, lors de la guerre entre François Ier et Charles Quint, Montmorency dut bien constater, en entrant dans Novare, que les Espagnols avaient transformé le ventre de leurs prisonniers en mangeoires pour leurs chevaux et dévoré le coeur des Français qu’ils dépeçaient encore vivants…

Déroulement brûlant

Selon les catholiques, les protestants ajoutèrent au supplice ordinaire de l’« éventrement » par l’épée les raffinements d’une ancienne coutume perse : ils enroulaient les entrailles du supplicié autour d’un pieux, jusqu’à en vider entièrement le ventre ; parfois, ils y mettaient le feu, pour le plaisir d’assister au déroulement complet.

Supplice sciant

Le supplice de la scie consistait à couper à la scie soit la gorge, soit un individu de bas en haut, tantôt à partir de la tête en position debout, tantôt à partir de l’entrejambe, la tête en bas. Ces atrocités furent encore pratiquées sur des prisonniers à la fin du XVIIIe siècle par les Vendéens révoltés, exaspérés par celles que leur infligeait l’armée républicaine. 

Crimes de bestialité

Les archives de procédure criminelle prouvent que des hommes et des femmes trouvaient leur plaisir dans la relation sexuelle avec des animaux de toutes sortes, y compris des truies, des oies et des canards. En 1554, Michel Morin fut brûlé vif parce qu’il préférait sa brebis à son épouse ! De même Jean Bretel, brûlé avec ses seize vaches et sa chèvre pour s’être « compromis » avec son troupeau, ou encore une jeune fille de 16 ans, consumée avec son chien… Les juges pouvaient se montrer plus cléments s’il ne s’était pas produit d’« écoulement de la semence » ou s’il y avait seulement eu « essai ».