XIXe siècle

Que mangeait-on et buvait-on au XIXe siècle ?

Poison à bon marché Durant la Révolution et l’Empire, il n’était pas si rare que le pain contienne de la sciure, de la fécule ou des sels toxiques. Le sel de cuisine était mêlé de plâtre, de terre, de salpêtre, voire d’oxyde d’arsenic. «L’absinthe était colorée à l’oxyde de cuivre, on ajoutait du vitriol au vinaigre de vin et des sels arsenicaux à la bière.» Tout au long du XIXe

L'école du XIXe siècle

Locaux de fortune Jusqu’aux environs de 1840 au moins, l’école se réduisait généralement à une seule pièce, local d’emprunt non conçu pour faire la classe, sans cour, préaux et latrines. Quand, en 1882, fut institué l’enseignement primaire obligatoire, les jeunes maîtres découvrirent dans les villages des conditions de travail toujours aussi déplorables. Les élèves déféquaient dans la rue ou dans les champs voisins. Quand la mairie prêtait le local, elle

Sexe, prostitution et séduction

Attention, fragile ! Pour accomplir l’acte charnel avec succès, l’époux devait se concentrer totalement sur sa tâche et l’épouse toujours être à la fois consentante, passive, immobile et silencieuse. «…la femme – écrit C. Gleyes – doit s’efforcer, surtout quand elle est froide, de se montrer accueillante, chaleureuse, se gardant de toute action, de toute parole qui viendrait troubler son mari: elle doit surtout subir l’opération sans se laisser aller

Lexique et anecdotes sur la mode du XIXe siècle

Carcan meurtrier La Révolution avait aboli le corset dur au profit du souple, et pourtant… Un journal parisien signalait en 1859 qu’une très jolie jeune femme de 23 ans était morte deux jours après un bal ; l’autopsie révéla qu’en raison de son corset, le foie avait été percé par trois côtes. Crinoline à porte La cage, ou crinoline, était une jupe à entrecroisement de cerceaux et de supports verticaux,

Le chemin de fer : un monde spécifique

Réticences vaincues À l’avènement de Louis Napoléon, la France comptait 1950 kilomètres de voies ferrées et, en 1883, 18000. Pour réaliser cette prouesse, il avait fallu venir à bout des réticences de Thiers, persuadé que le rail n’avait aucun avenir, et surtout d’Arago, qui agitait l’épouvantail des maladies qui guettaient les voyageurs : pleurésie, épilepsie, explosion de la locomotive… Mais Napoléon avait lui-même donné l’exemple en revenant de Nice dans

Qui était Adolphe Sax ?

Adolphe Sax fantasque Chacun sait que ce Belge (1814-1894), qui fit carrière à Paris, a inventé le saxophone, dont la famille compte sept instruments qui se nomment, en allant du plus petit au plus grand, soit du plus aigu au plus grave: le sopranino, le soprano, l’alto, le ténor, le baryton, le basse et le contrebasse. L’on sait moins que Sax fut sans doute l’un des plus grands facteurs d’instruments