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Dès le XVIIIe siècle, on pouvait envoyer des messages à travers la France rapidement

Le premier moyen de permettant d’envoyer rapidement des complexes fut le télégraphe Chappe, mis au point en 1793 par Claude Chappe. Il consistait en un réseau de distants de 6 à 10 km, et permettait d’envoyer des codés de Paris à Toulouse en seulement 2h30.

Il fut constitué à son apogée dans les années 1840 de plus de 500 sémaphores disposés dans toute la sur des tours, des clochers ou des monuments. Le système fut abandonné après l’invention du télégraphe électrique. Certaines « tours Chappe » sont encore visibles de nos jours.

Communiquer sur de longues distances n’est pas un problème récent. Entre la vitesse du cheval au galop et les débuts du télégraphe électrique, Claude Chappe mit au point un ingénieux système de communication de télégraphe aérien pendant la Révolution. Les tours de Chappe étaient coiffées d’un mât mobile, visible à la jumelle de la tour voisine, distante de 10 km à 15 km.

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La ligne Paris-Lille fut ainsi opérationnelle dès 1794 et permit par exemple de transmettre des messages entre ces deux villes avec une durée de neuf minutes pour transmettre un symbole via une quinzaine de tours. Le temps de transmission d’un message dépendait de sa longueur.

En 1844, 534 tours quadrillent le territoire français reliant sur plus de 5 000 km les plus importantes agglomérations. En 1845, la première ligne de télégraphe électrique est installée en France entre Paris et Rouen, sonnant le glas des tours de Chappe.

Entre 1834 et 1836, le télégraphe Chappe a été utilisé à des fins personnelles par deux hommes d’affaires bordelais afin de connaître avant tout le monde la clôture des cours de la rente à la Bourse de Paris, il s’agit du piratage du télégraphe Chappe.

Claude Chappe définit en 1790 un nouveau projet visant à mettre le gouvernement à même de transmettre ses ordres à une grande distance dans le moins de temps possible. Ayant essayé plusieurs solutions, il opte finalement pour la transmission de signes optiques avec observation à la lunette. Les 2 et , Chappe expérimente un télégraphe optique avec un système de pendules synchronisées et un panneau optique blanc et noir entre Brûlon et Parcé. Il transmet alors le message suivant : L’Assemblée nationale récompensera les expériences utiles au public.

En , Claude Chappe s’installe à Paris et réalise des nouvelles expériences à Ménilmontant, sur l’emplacement du cimetière de Belleville à proximité de la rue du Télégraphe qui est le point le plus haut de Paris. Chappe et les commissaires qui le soutiennent tentent d’obtenir l’adhésion du pouvoir politique, afin de généraliser l’usage du télégraphe. Le , Chappe soumet une pétition à l’Assemblée législative, dans laquelle il décrit son invention comme un moyen certain d’établir une correspondance telle que le corps législatif puisse faire parvenir ses ordres à nos frontières et en recevoir la réponse pendant la durée d’une même séance.

Le député Charles-Gilbert Romme, qui préparait son rapport sur le télégraphe, propose le  au commissaire de la Convention en  de substituer ce système à celui des estafettes. Romme présente le 1er avril son rapport à la Convention au nom des Comités de l’instruction publique et de la , en mentionnant le seul usage militaire du télégraphe. Peu de temps après, le mot télégraphe fait son apparition grâce à André-François Miot de Mélito.

Le , un premier essai est mené sur une distance de 26 km, entre Ménilmontant, Écouen et Saint-Martin-du-Tertre. Le  suivant, Claude Chappe est nommé ingénieur télégraphe par décret, et le lendemain, Lakanal présente le rapport qui fait le bilan de l’expérimentation décrétée par la Convention. Chappe adresse une lettre à Lakanal à propos des opposants au projet :

Comment n’ont-ils pas été frappés de l’idée ingénieuse que vous avez développée hier au Comité [d’instruction publique] et à laquelle je n’avais pas songé ? L’établissement du télégraphe est, en effet, la meilleure réponse aux auteurs qui pensent que la France est trop étendue pour former une . Le télégraphe abrège les distances et réunit en quelque sorte une immense population sur un seul point.

Les premiers essais éveillent néanmoins les soupçons de la population et entraînent la destruction de son appareil, moins probablement pour des rumeurs de sorcellerie que pour retarder les communications gouvernementales.

Le , le Comité de salut public ordonne la mise en place de la ligne Paris-Lille et en confie la réalisation au ministère de la guerre.

Le , le télégraphe est testé sur la ligne Paris-Lille.

Le , Barère, membre du Comité de Salut public, annonce à la Convention la prise de Quesnoy dont il a été informé par télégraphe.

Le , la première dépêche annonçant la prise de Condé-sur-Escaut : «Condé être restitué à République, reddition ce matin 6 heures », grâce à un sémaphore installé sur le mont Valérien.

Le , décision de construire la ligne Paris-Landau.

En , prolongation de la ligne nord vers Bruxelles.

En , mise en service de la ligne Paris-Brest.

En , essai de nuit entre Ménilmontant et Saint-Martin-du-Tertre sans relais.

En 1805, création de la ligne Paris-Turin.

En 1810, la ligne nord va à Amsterdam et la ligne sud à Venise par Lyon, Turin et Mantoue.

Une ligne Metz-Mayence existe du  à 1814.

En 1821, une ligne entre Lyon, Marseille et Toulon est créée.

En 1834, mise en place de la ligne Avignon-Bordeaux permettant de délester la ligne Paris-Toulon surchargée par les dépêches liées à la guerre en Algérie.

Le , loi sur le monopole de la communication en France en réponse à l’ du piratage du télégraphe Chappe.

En 1844, 534 tours quadrillent le territoire français reliant sur plus de 5 000 km les plus importantes agglomérations.

En 1845, la première ligne de télégraphe électrique est installée en France entre Paris et Rouen, sonnant le glas des tours de Chappe.

En 1855, abandon de la dernière ligne du télégraphe aérien.

Les gros inconvénients du système étaient qu’il ne pouvait fonctionner ni la nuit ni par mauvaise visibilité et qu’il mobilisait beaucoup d’opérateurs.

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