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Le corps de Nelson fut mis en eau-de-vie

La de (le 21 octobre 1805) opposant la flotte franco-espagnole du vice-amiral Villeneuve à la flotte anglaise commandée par le vice-amiral reste célèbre non seulement à cause de la mort de ce dernier, mais également grâce à la victoire totale des Britanniques, malgré leur infériorité numérique, due à la tactique mise en place. Cette victoire conforte la suprématie britannique sur les mers et fait perdre à tout espoir de conquérir le Royaume-Unis.

Peu après 13 heures, Thomas Hardy, le capitaine du navire Victory, réalise que Nelson n'est plus à ses côtés. Il se retourne et le voit à genoux sur le pont, avant de tomber au sol et de lui dire, en un souffle : "Hardy, je pense qu'ils ont enfin réussi… ma colonne vertébrale est touchée". Il avait été touché à l'épaule gauche par un tireur d'élite du navire Le Redoutable. Alors qu'il est emmené au chirurgien, il lui avoue dans un râle : "Vous ne pouvez rien faire pour moi. Il ne me reste que peu de à vivre. Mon dos est transpercé." Il meurt plus de trois heures après avoir été touché, continuant à donner ses instructions à ses seconds et prononce ces mots, qui seront ses derniers : "Dieu et mon pays ".

L'amiral Nelson, après avoir été tué, fut rapatrié en Angleterre dans un tonneau rempli d'alcool pour éviter que son corps ne se décompose. Il s'agit d'un mélange d'eau-de-vie, de camphre et de myrrhe. Le tonneau est attaché au mât principal du navire et placé sous bonne garde. Fortement endommagé, le Victory est remorqué vers Gibraltar où le corps est placé dans un cercueil doublé de plomb et rempli d'eau-de-vie de vin. Les rapports sur la bataille sont transportés en Angleterre. Un messager se charge également de se rendre à Londres pour annoncer la nouvelle à Lady Hamilton, la maitresse du vice-amiral qui, effondrée de chagrin, crie et tombe, incapable de parler ou même de pleurer durant dix heures.

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Contrairement à la coutume en cours chez les marins qui étaient jetés à l'eau lorsqu'ils décédaient en mer, Nelson voulait lui être enterré. Le 9 janvier, un cortège composé de 32 amiraux, d'une centaine de capitaines et d'environ 10 000 soldats emmène le cercueil à la cathédrale Saint-Paul, à Londres. Après une cérémonie de quatre heures, il est enterré dans un sarcophage qui avait été sculpté à l'origine pour accueillir Thomas Wolsey, cardinal anglais qui fut déchu peu avant sa mort, en 1530.

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