Portraits exceptionnels

Tireuse d’élite soviétique, amie d’Éléonore Roosevelt, femme.

Sorti en 2015, le film Battle for Sevastopol rappelait au monde les exploits de la meilleure tireuse d’élite de la Seconde Guerre mondiale, ou, comme les Russes aiment l’appeler, la Grande Guerre patriotique : Lioudmila Mikhaïlovna Pavlitchenko. Touchant, bien réalisé, ce drame met en avant la vie de l’héroïne de guerre dans les tranchées, d’Odessa et de Sébastopol.

Plan à 3 platonique pour l’auteur de l’Antéchrist

Enfermé dans un irrémédiable mutisme, la moustache touffue et mal taillée, le regard perdu, l’esprit ailleurs… Friedrich Nietzsche s’éteint tragiquement à Weimar, en Allemagne, après avoir brusquement sombré dans la folie lors d’une scène dont l’histoire gardera tristement mémoire. En effet, 11 ans plus tôt, le philosophe de l’éternel retour se jette au cou d’un cheval que l’on bat dans une rue de Turin : il implore en sanglots qu’on épargne le pauvre animal. C’est le début d’une longue et pénible descente aux enfers.

La légende du mage de Staline

Wolf Grigorievitch Messing constitue l’un des personnages les plus énigmatiques du XXe siècle. Ses contemporains, qui assistèrent en de nombreuses occasions à la démonstration de ses facultés extraordinaires, le décrivirent à la fois comme un hypnotiseur, un médium et un devin. Ces derniers prétendaient ainsi qu’il était capable de lire dans l’esprit des gens, et de leur insinuer n’importe quelle idée. Les mythes et légendes qui entourent ce personnage sont donc nombreux et divers.

Le prisonnier qui parlait l’allemand

Il s’appelait Charles Joseph Coward, n’avait rien d’un lâche et fut même un exemple de courage. Qui l’eut cru avec un tel patronyme ? Citoyen britannique, il s’engage dans l’armée en 1937, à l’âge de 32 ans. Il sert dans le régiment d’Artillerie quand éclate la Seconde Guerre mondiale en 1939. Le 21 mai 1940, les Allemands prennent le port de Calais. Les Alliés battent en retraite et les forces armées britanniques fuient le pays par le port de Dunkerque. Nombre d’entre eux en réchappent juste à temps, mais les moins chanceux sont faits prisonniers. C’est le cas de Charles Coward, qui est alors fait prisonnier de guerre et envoyé au camp de travail de Stalag VIII, dans le sud de la Pologne actuelle.

Capitaine de Gaulle : 32 mois de frustration et 5 tentatives d’évasion

Figure emblématique de la France lors de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle fut pourtant frappé de nombreuses déconvenues durant le conflit qui la précéda. Pendant 32 mois, l’illustre chef d’État, à l’époque capitaine, fut fait prisonnier et tenta par tous les moyens de mettre un terme à cette condition qu’il jugeait dégradante et déshonorante. À cinq reprises, il s’acharna, sans succès, de rejoindre les forces françaises dans des batailles qui allaient modeler l’Europe moderne.

Yang Kyoungjong : l’homme des trois fronts

Il est de ces destins qui, loin de ne causer que stupéfaction, suscitent en celui qui s’y intéresse la plus profonde admiration. En ce sens, l’Histoire regorge de ces hommes qui, par leurs décisions, leurs actes, leurs aventures et leurs épopées, illustrèrent des périodes entières de notre passé universel et éclairèrent les plus sombres époques.

Charles de Gaulle : la République, c'est moi !

Né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille bourgeoise chrétienne, promu général de brigade à titre temporaire en mai 1940, sous-secrétaire d’État à la Guerre dans le cabinet Reynaud en juin suivant, personnage à la destinée exceptionnelle, de Gaulle refusa l’armistice et lança de Londres, le 18 juin, un appel historique à la résistance. Devenu chef du gouvernement provisoire à la Libération, il démissionna en 1946. Quand iI