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Julien l’Apostat et ses problèmes de pilosité

Né en 332 de notre ère, Julien l’Apostat connut un destin hors norme. Après que son cousin, Constance II, ait massacré toute sa famille pour s’emparer du pouvoir, il devint César en 355, c’est-à-dire qu’il assistait Constance dans son règne. En effet, tandis que Julien menait des campagnes militaires en Gaule, Constance II assurait la gestion de la partie orientale de l’Empire. Bien vite, le jeune Julien remporta la confiance des soldats, qui le proclamèrent empereur et se rebellèrent contre Constance II. Parti en campagne en Cilicie afin de réprimer la mutinerie, Constance II tomba malade sur le chemin. Sur son lit de mort, il désigna à contrecœur Julien comme successeur.

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Les invasions mongoles : double naufrage sur les côtes nippones

Aujourd’hui considéré comme le plus large empire jamais constitué dans l’Histoire de l’humanité, l’Empire mongol, à son zénith, s’étendait sur la quasi-totalité du continent asiatique et sur de vastes régions d’Europe de l’est et du Moyen-Orient. Sa structure de gouvernance, bien qu’elle se montrât initialement impitoyable envers les populations assujetties en les massacrant et en les réduisant au statut d’esclave, se développa considérablement par la suite en intégrant leur culture et en s’enrichissant de leurs découvertes.

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Un « barbare » à la tête de l’Empire romain

On s’imagine que sous l’Empire romain, le pouvoir ne pouvait être exercé que par des élites romaines, de couleur blanche. Pourtant, il n’était pas nécessaire de naître à Rome pour accéder à de hautes fonctions : Septime Sévère fut empereur romain de 193 à 211, bien qu’il soit né dans la province d’Afrique (sur les côtes de l’actuelle Libye). Avec lui, commencent l’arrivée au pouvoir des provinciaux d’origine non romaine et la dynastie des Sévère.  Tout citoyen romain, fut-il d’origine barbare – c’est-à-dire né en dehors de l’enceinte de Rome, ou plus généralement de l’Italie – pouvait accéder au « cursus honorum », c’est-à-dire à la magistrature. Les origines et l’ascension de Septime Sévère témoignent de la prospérité qui régnait dans la province d’Afrique à l’époque et de sa parfaite intégration dans le monde romain. Si son accession à la tête de l’Empire est atypique, son mariage ne l’est pas moins. En effet, il avait une femme araméenne : Julia Domna, fille d’un prêtre syrien d’Émèse (aujourd’hui la ville d’Homs). Alors gouverneur dans l’est de la Gaule, Septime Sévère décida qu’il devait l’épouser, alors qu’il ne l’avait encore jamais rencontrée et qu’il ne connaissait même pas sa famille. Ce qu’il savait cependant, c’est que tout le monde disait qu’un astrologue avait prédit à la jeune fille qu’un jour elle serait reine. Et c’est tout ce que l’ambitieux Septime Sévère avait besoin de savoir sur elle. Elle était encore adolescente, alors que lui était déjà veuf à quarante ans, mais il semblerait qu’ils se soient bien entendus dès le début. Remarquablement intelligente et compétente, elle était également fort courageuse et coriace ; elle accompagna d’ailleurs son mari dans bon nombre de ses campagnes. Plus tard, lorsqu’il arriva au pouvoir, l’impératrice resta à Rome et s’occupa des affaires impériales pendant que son mari partait affronter des ennemis et mater des rébellions. L’élite traditionnelle de Rome n’aimait pas beaucoup qu’une femme soit au pouvoir, mais ni Septime Sévère ni Julia n’étaient romains et ils ne se souciaient guère de la désapprobation patricienne.

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