Histoire

Persée, triste destin du dernier roi de Macédoine

C’est dans la décadence du royaume de Macédoine, sous les deux derniers successeurs de Philippe ou d’Alexandre, qu’apparaissent le plus significativement les qualités et les défauts des princes quant à leur influence sur la prospérité ou la ruine de leur empire. Quelle différence des uns par rapport aux autres, et par conséquent quel contraste entre la situation de cet État sous Philippe et sous Alexandre et celle où il se

Guillaume le Conquérant dit le bâtard, la réponse d’un Normand à l’Angleterre

La conquête de l’Angleterre par les Normands est l’événement le plus marquant du onzième siècle, si on ne tient pas compte de la première croisade. L’on trouve peu d’exemples, dans l’Histoire ancienne ou moderne, d’une entreprise commencée avec plus d’habileté et de prudence, exécutée avec plus de détermination et aussi de chance. Robert II, duc de Normandie, que l’on a surnommé tantôt le Magnifique, à cause de ses largesses, tantôt

Les galères, et quelle galère !

Les galères, et quelle galère ! Faire d’une pierre deux coups Pour Colbert, les galères servaient moins à punir de graves délits qu’à protéger les navires français contre les pirates et les ennemis. Son souhait était que les cours condamnent le plus de criminels possible pour «servir le roi en ramant», plutôt que de les pendre sans aucun intérêt pour l’Etat. Il connut des années fastes. Dans ce cas contraire,

Au malheur des dames

La satisfaction du pucelage Obtenir le pucelage d’une fille était un événement dont les hommes s’enorgueillissaient et qui n’avait pas de raison d’être mis en doute. Jeanne Benoît, cuisinière, porta plainte en 1775 contre Georges Neveux qui l’avait engrossée. Le témoin Jean Guitard signa cette déposition le 28 août : «Il les a souvent vu ensemble et Neveux lui a même dit qu’il avait eu son pucelage, qu’il en était

Le clergé : une histoire de curés

Morts vivants Parmi les nombreux cas de morts-vivants, le plus célèbre fut celui de l’abbé Prévost. L’auteur de Manon Lescaut fut retrouvé inanimé, à 66 ans, en forêt de Chantilly. Le temps d’alerter la justice, il était déjà déposé dans l’église voisine quand arrivèrent les chirurgiens chargés de l’autopsie. Au premier coup de scalpel, l’assistance horrifiée entendit le rugissement de douleur du mort… qui mourut pour de bon à la

Etre ouvrier au XIXe siècle

Ouvrières de sucrerie « Priez l’une d’elles de vous montrer sa main. Les ongles sont à demi rongés ; l’extrémité du doigt présente un méplat produit par l’usure de la chair… Quelquefois, ce ne sera plus un doigt que vous verrez, mais un moignon sanglant que l’ouvrière recouvre d’un linge, non pas tant pour moins souffrir que pour ne pas tacher le sucre qu’elle manipule. La malheureuse n’a même pas

Que mangeait-on et buvait-on au XIXe siècle ?

Poison à bon marché Durant la Révolution et l’Empire, il n’était pas si rare que le pain contienne de la sciure, de la fécule ou des sels toxiques. Le sel de cuisine était mêlé de plâtre, de terre, de salpêtre, voire d’oxyde d’arsenic. «L’absinthe était colorée à l’oxyde de cuivre, on ajoutait du vitriol au vinaigre de vin et des sels arsenicaux à la bière.» Tout au long du XIXe

L'école du XIXe siècle

Locaux de fortune Jusqu’aux environs de 1840 au moins, l’école se réduisait généralement à une seule pièce, local d’emprunt non conçu pour faire la classe, sans cour, préaux et latrines. Quand, en 1882, fut institué l’enseignement primaire obligatoire, les jeunes maîtres découvrirent dans les villages des conditions de travail toujours aussi déplorables. Les élèves déféquaient dans la rue ou dans les champs voisins. Quand la mairie prêtait le local, elle

Lexique et anecdotes sur la mode du XIXe siècle

Carcan meurtrier La Révolution avait aboli le corset dur au profit du souple, et pourtant… Un journal parisien signalait en 1859 qu’une très jolie jeune femme de 23 ans était morte deux jours après un bal ; l’autopsie révéla qu’en raison de son corset, le foie avait été percé par trois côtes. Crinoline à porte La cage, ou crinoline, était une jupe à entrecroisement de cerceaux et de supports verticaux,

Vivre pendant la Seconde Guerre mondiale

La faim justifie les moyens La ration officielle, qui évitait la famine, coûtait seulement 6 francs par jour environ, mais elle ne fournissait que 1200 calories, soit la moitié de ce qui était consommé en 1939. Dès lors, le vol de tickets de rationnement, parfois perpétré dans une violence inouïe, apparut d’autant plus scandaleux. Le 25 juin 1842, devant la mairie du XIIe arrondissement, quatre individus sortirent de la file,