Portraits exceptionnels

Trois Ducs de Bourgogne originaux !

En 1361, le roi Jean le Bon donna en apanage le duché de Bourgogne à son fils Philippe le Hardi. Par une politique d’annexions et de fructueux mariages, la maison de Bourgogne devint l’une des plus puissantes et des plus prospères d’Europe au XVe siècle, échappant pratiquement à l’autorité du roi de France. Aussi la rivalité fut vive entre les deux couronnes, atteignant son comble avec Louis XI et Charles le Téméraire. Quand ce dernier mourut, en 1477, le duché revient à sa fille Marie de Bourgogne. Louis XI en annexa les territoires français, mais « les XVII Provinces » ou « Pays-Bas bourguignons », avec la Flandre notamment, passèrent aux Habsbourg par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d’Autriche.

Timothy Dexter, le businessman le plus chanceux de l’Histoire

Croyez-vous au concept de chance ? Si la réponse est non, peut-être changerez-vous d’avis après avoir entendu l’histoire incroyable de Timothy Dexter. Cet homme d’affaires américain a compilé les erreurs grotesques durant toute sa carrière mais est systématiquement retombé sur ses pattes grâce à des éléments externes qu’il ne pouvait absolument pas contrôler.

L'obélisque de Mussolini, l'éloge du Duce en latin

Mussolini érigea à Rome un obélisque de 300 tonnes en marbre de Carrare qui nécessita pour être descendu de sa carrière 32 paires de bœufs et 72 000 litres de savon (pour le faire glisser sur des planches en bois) pour un coût de 2,5 millions de lires. Des pièces d’or et un parchemin furent cachés sous son emplacement final. Sur le parchemin, écrit en latin, Mussolini fait son éloge, et raconte l’histoire du fascisme et de l’obélisque.

Tireuse d’élite soviétique, amie d’Éléonore Roosevelt

Sorti en 2015, le film Battle for Sevastopol rappelait au monde les exploits de la meilleure tireuse d’élite de la Seconde Guerre mondiale, ou, comme les Russes aiment l’appeler, la Grande Guerre patriotique : Lioudmila Mikhaïlovna Pavlitchenko. Touchant, bien réalisé, ce drame met en avant la vie de l’héroïne de guerre dans les tranchées, d’Odessa et de Sébastopol.

Plan à 3 platonique pour l’auteur de l’Antéchrist

Enfermé dans un irrémédiable mutisme, la moustache touffue et mal taillée, le regard perdu, l’esprit ailleurs… Friedrich Nietzsche s’éteint tragiquement à Weimar, en Allemagne, après avoir brusquement sombré dans la folie lors d’une scène dont l’histoire gardera tristement mémoire. En effet, 11 ans plus tôt, le philosophe de l’éternel retour se jette au cou d’un cheval que l’on bat dans une rue de Turin : il implore en sanglots qu’on épargne le pauvre animal. C’est le début d’une longue et pénible descente aux enfers.

La légende du mage de Staline

Wolf Grigorievitch Messing constitue l’un des personnages les plus énigmatiques du XXe siècle. Ses contemporains, qui assistèrent en de nombreuses occasions à la démonstration de ses facultés extraordinaires, le décrivirent à la fois comme un hypnotiseur, un médium et un devin. Ces derniers prétendaient ainsi qu’il était capable de lire dans l’esprit des gens, et de leur insinuer n’importe quelle idée. Les mythes et légendes qui entourent ce personnage sont donc nombreux et divers.

Le prisonnier qui parlait l’allemand

Il s’appelait Charles Joseph Coward, n’avait rien d’un lâche et fut même un exemple de courage. Qui l’eut cru avec un tel patronyme ? Citoyen britannique, il s’engage dans l’armée en 1937, à l’âge de 32 ans. Il sert dans le régiment d’Artillerie quand éclate la Seconde Guerre mondiale en 1939. Le 21 mai 1940, les Allemands prennent le port de Calais. Les Alliés battent en retraite et les forces armées britanniques fuient le pays par le port de Dunkerque. Nombre d’entre eux en réchappent juste à temps, mais les moins chanceux sont faits prisonniers. C’est le cas de Charles Coward, qui est alors fait prisonnier de guerre et envoyé au camp de travail de Stalag VIII, dans le sud de la Pologne actuelle.

Capitaine de Gaulle : 32 mois de frustration et 5 tentatives d’évasion

Figure emblématique de la France lors de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle fut pourtant frappé de nombreuses déconvenues durant le conflit qui la précéda. Pendant 32 mois, l’illustre chef d’État, à l’époque capitaine, fut fait prisonnier et tenta par tous les moyens de mettre un terme à cette condition qu’il jugeait dégradante et déshonorante. À cinq reprises, il s’acharna, sans succès, de rejoindre les forces françaises dans des batailles qui allaient modeler l’Europe moderne.