Grands de France

Capitaine de Gaulle : 32 mois de frustration et 5 tentatives d’évasion

Figure emblématique de la France lors de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle fut pourtant frappé de nombreuses déconvenues durant le conflit qui la précéda. Pendant 32 mois, l’illustre chef d’État, à l’époque capitaine, fut fait prisonnier et tenta par tous les moyens de mettre un terme à cette condition qu’il jugeait dégradante et déshonorante. À cinq reprises, il s’acharna, sans succès, de rejoindre les forces françaises dans des batailles qui allaient modeler l’Europe moderne.

Charles de Gaulle : la République, c'est moi !

Né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille bourgeoise chrétienne, promu général de brigade à titre temporaire en mai 1940, sous-secrétaire d’État à la Guerre dans le cabinet Reynaud en juin suivant, personnage à la destinée exceptionnelle, de Gaulle refusa l’armistice et lança de Londres, le 18 juin, un appel historique à la résistance. Devenu chef du gouvernement provisoire à la Libération, il démissionna en 1946. Quand iI

Georges Pompidou : le secret en credo

Directeur du cabinet du général de Gaulle (1958-1959), Premier ministre (1962-1968), Georges Pompidou devint président de la République en 1969, 53 jours après l’intérim d’Alain Poher, mais décéda en cours de mandat. Il poursuivit la ligne diplomatique du général de Gaulle et ses objectifs économiques. Portrait Fils d’un d’instituteur et d’une institutrice du Cantal, normalien, ancien professeur, ancien banquier, « romain de face et bourbonien de profil », Pompidou avait

Valéry Giscard d'Estaing : la prestance d'un président... pharaonique !

Fondateur du groupe des Républicains indépendants (1962), ministre des Finances sous la présidence du général de Gaulle et de Pompidou, Giscard d’Estaing fut président de la République pendant un seul mandat (1974-1981), puis président de l’U.D.F. – qu’il fonda en 1978 – de 1988 à 1998. En politique étrangère, il renforça notamment l’axe Paris-Berlin pour favoriser l’Union européenne et maintint la politique proarabe initiée en 1967. À la suite du

René Coty : le passeur de flambeau

Coty assista aux premières pertes de l’empire colonial (Indochine, Maroc, Tunisie) et au début de la guerre d’Algérie. Doué d’un sens aigu de l’État, il s’effaça volontairement pour céder la place au général de Gaulle, facilitant ainsi la transition entre la IVe République épuisée et la Ve. Portrait Avant d’être élu président, le 23 décembre 1953, à l’âge de 71 ans, Coty était avocat et liquidateur de sociétés commerciales au