France

Barbarie sous l'Ancien Régime

Viol familial et rôti de chevalier En 1512, des paysans se révoltèrent contre les nobles, tuant certains d’entre eux avec toute leur famille. Ainsi, dans un château fort, ils ligotèrent un chevalier pour qu’il assiste, impuissant, au viol de sa femme et de sa fille avant de les tuer tous les trois, ainsi que ses autres enfants. Pis, ils assassinèrent un autre chevalier, l’embrochèrent et le firent rôtir devant sa

Sacrée Catherine de Médicis !

Fille de Laurent II de Médicis, épouse d’Henri II, mère de François II, de Charles IX et d’Henri III, elle assura la régence pendant la minorité de Charles IX. Désireuse de pacifier le pays, déchiré par les guerres de religion, et de sauvegarder l’autorité royale, cette femme de caractère négocia avec les protestants. Mais, hostile à l’amiral et ministre Coligny, elle provoqua les massacres de la Saint-Barthélemy.

Make-up de nos aïeux

Les contemporains de Louis XIII suivaient des recettes prétendues infaillibles, par exemple : pour adoucir un teint rude, se laver la figure avec son urine, sinon avec de l’eau de roses mélangée à du vin, le tout bouilli avec du citron ; contre le teint pâle, appliquer sur le visage de la fiente de pigeon brûlée, réduite en poudre, mêlée à de l’huile d’amandes amères.

Trois Ducs de Bourgogne originaux !

En 1361, le roi Jean le Bon donna en apanage le duché de Bourgogne à son fils Philippe le Hardi. Par une politique d’annexions et de fructueux mariages, la maison de Bourgogne devint l’une des plus puissantes et des plus prospères d’Europe au XVe siècle, échappant pratiquement à l’autorité du roi de France. Aussi la rivalité fut vive entre les deux couronnes, atteignant son comble avec Louis XI et Charles le Téméraire. Quand ce dernier mourut, en 1477, le duché revient à sa fille Marie de Bourgogne. Louis XI en annexa les territoires français, mais « les XVII Provinces » ou « Pays-Bas bourguignons », avec la Flandre notamment, passèrent aux Habsbourg par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d’Autriche.

François II, une brève histoire de têtes

Fils aîné d’Henri II et de Catherine de Médicis, époux de Marie Stuart, reine d’Écosse et nièce des Guises, il subit l’influence de ceux-ci, des catholiques fanatiques qui persécutèrent les protestants et réprimèrent cruellement la conjuration d’Amboise. Aussi, le règne trop bref de cet adolescent ne permit pas d’enrayer les guerres de religion naissantes. Le Bal des pendus d’Amboise François II succéda à son père Henri II le 10 juillet

Quand le royaume de France n’existait plus qu’en Belgique

Le 4 novembre 1792, vers 5 heures, un carrosse, pas des plus rutilants, fait son entrée dans la bonne et indépendante ville de Liège. Le visiteur ne peut manquer d’être impressionné par la cathédrale du lieu, la plus grande du monde occidental, plus encore que celle de son Paris ; cathédrale que les révolutionnaires liégeois commenceront à démolir pierre par pierre deux ans plus tard et qu’ils mettront quinze longues années

« Messieurs les Français, tirez les premiers »

Avec les traités d’Utrecht et de Rastatt en 1713, nos provinces sous domination espagnole passent sous le joug des Autrichiens. Cette même année, 1713, Charles VI, empereur d’Autriche, fait part d’une décision inédite : s’il n’a pas d’héritier mâle, une fille pourra lui succéder. Cette décision est désignée sous le terme de pragmatique sanction dans les manuels d’histoire. Il avait été bien inspiré car en 1717, son épouse la très

Quand la famille royale française vivait en Brabant wallon

Anne de France est née en 1460 à Genappe. Comment se fait-il qu’une fille de roi de France, future régente du Royaume, fut née en plein Brabant aujourd’hui wallon ? Le dauphin, qui règnera un jour sous le nom de Louis XI, et pour ses ennemis sous celui d’« universelle aragne », ne s’entend pas avec son père Charles VII. Il a précédemment passé dix années en exil volontaire dans

Capitaine de Gaulle : 32 mois de frustration et 5 tentatives d’évasion

Figure emblématique de la France lors de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle fut pourtant frappé de nombreuses déconvenues durant le conflit qui la précéda. Pendant 32 mois, l’illustre chef d’État, à l’époque capitaine, fut fait prisonnier et tenta par tous les moyens de mettre un terme à cette condition qu’il jugeait dégradante et déshonorante. À cinq reprises, il s’acharna, sans succès, de rejoindre les forces françaises dans des batailles qui allaient modeler l’Europe moderne.

Charles de Gaulle : la République, c'est moi !

Né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille bourgeoise chrétienne, promu général de brigade à titre temporaire en mai 1940, sous-secrétaire d’État à la Guerre dans le cabinet Reynaud en juin suivant, personnage à la destinée exceptionnelle, de Gaulle refusa l’armistice et lança de Londres, le 18 juin, un appel historique à la résistance. Devenu chef du gouvernement provisoire à la Libération, il démissionna en 1946. Quand iI